Villy

Historique de Villy

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Les origines exactes de Villy sont inconnues. Nous savons qu'à l'époque gallo-romaine, la vallée du serein était parsemée çà et là de villas, c'est-à-dire de fermes ou domaines agricoles. La plupart disparurent au cours des invasions étrangères successives. Les autres, détruites et reconstruites, donnèrent parfois naissances à des villages dont certains formèrent des villes au lointain passé ignoré.

En se rapportant à l'étymologie de son ancien nom d'origine latine, on peut supposer que villy doit son origine à une villa gallo-romaine subsistante.

Le cartulaire général de l'Yonne indique que le village portait le nom de Villeyum, Villi, en 1148 et de Villiacumm en 1167. Ce nom viendrait du latin villa, qui indiquerait simplement qu'une hypothétique villa se serait agrandie avec le temps jusqu'à créer un village, donnant ainsi le nom francisé de villarois ou villacois. On connaît donc officiellement l'existence de Villy depuis 1148 et par la première charte seigneuriale et son représentant Odo de Villi.

Vers cette date, les habitants établis tout près de sources abondantes, édifièrent une première église. A partir de ce moment, le village et ses terres devinrent un fief dépendant de Maligny et le resta jusqu'à la révolution, rattaché à la Champagne.

Avant la date de captation d'eau potable (1937), les habitants utilisaient huit puits dont quatre étaient communaux. En 1860, la moitié des maisons étaient encore recouvertes de chaumes, l'autre l'était en tuiles de Pontigny et des Prés du bois.

Nous ne connaissons pas la statistique de la population antérieure à la révolution mais, depuis cette époque, quelques recensements nous indiquent qu'en 1801 il y avait 149 habitants puis en 1826, 213 ; en 1838, 210 ; en 1881, 156 ; en 1968, 88 ; en 1975, 110 ; en 1982, 87 et actuellement 105.

Un ancien historien, Charles MOISET, de Mélisey, nous apprend, en 1889, qu'autrefois les sobriquets étaient plus répandus dans notre région que dans le reste du département, imposés par la haine, l'envie, la raillerie et la malice. C'est ainsi, il y a longtemps, les habitants de Villy étaient surnommés les punajeaux et aussi les punaisiaux, de punais, punas (putois), appliqué à toute bête puante, maraudant la nuit et saignant les volailles au poulailler. Aussi bien, les méchantes langues disent qu'autrefois certains habitants de Villy, n'ayant pas une notion bien nette du droit de propriété, se glissaient nuitamment chez les voisins pour enlever ses poules et lapins. Mais une autre version affirme qu'il s'agissait d'habitants braconniers qui, dans les bois proches, s'emparaient de lapins de garennes sans préjudice à leurs voisins.

L'histoire locale ne nous révèle rien de bien important sur la longue période antérieure au XIIe siècle, seulement quelques découvertes antiques et mystérieuses qui eurent lieu sur le territoire communal au début du XIXe siècle.